Portrait de la jeune fille en feu : séance exceptionnelle au TNB

Adèle Haenel n’est pas là, la presse avait même annoncé son absence, mais les gens ont fait le déplacement. Certains ont tout juste fini un verre en terrasse afin de profiter des derniers rayons de soleil de cette belle journée. D’autres, ont tout juste le temps de confier leur enfants à la baby-sitter avant de venir. On choisit sa place avec soin dans la grand salle Jouvet, au troisième étage du TNB.

Ode à la femme et solidarité féminine

« Là ? Un peu plus dernière ? », « Là, on sera bien ». Une personne du cinéma nous redit qu’Adèle Haenel ne pourra être là. Pas de déception dans l’assistance. Décidément, les gens sont vraiment contents de venir voir ce film. On nous dit qu’elle reviendra et on n’en doute pas. Vous avez d’ailleurs sans doute déjà pu la voir lors d’une projection de « 120 battements par minutes » où elle avait fait le déplacement et quoi qu’il en soit, elle sera là du 6 au 13 novembre prochain pour « Der Teich (L’Étang) » au TNB. Les derniers arrivants, qui se pressent pour ne surtout rien rater ont à peine de le temps d’ôter leurs vestes, que la lumière s’éteint déjà. S’en suivent ensuite presque deux heures au cours desquelles, le spectateur en prend plein les yeux et les oreilles.

Le film est une ode aux femmes et à la solidarité typiquement féminine qui les unit. Elles sont engoncées, corsetées mais pourtant tellement vivantes et aimantes. Les plus attentifs noteront le soin particulier apporté au son et se délecteront du bruit du fusain sur le papier ou celui d’un pinceau contre la toile. Les moments où la musique est présente sont peu nombreux, mais d’une intensité rare et vous sentirez alors sûrement un frison de plaisir naître en vous.

Certains reconnaîtront peut être Quiberon et Saint Dégan, dans le Morbihan, tout près de Rennes. Ces lieux nous offrent des paysages particulièrement époustouflants à l’écran.

Le film prend fin et, moment rare des salles obscures, le silence demeure au début du générique. Les gens prennent le temps de digérer ces deux heures pour lesquelles ils ne regrettent pas le déplacement. Puis ils parlent, ils échangent sur leur ressenti, quant à l’esthétique, la musique, les couleurs, les sentiments, les robes, la mer, … ce fameux chant qui restera sûrement gravé dans nos mémoires.

Le distributeur a eu la bonne idée de mettre à disposition, à la sortie de la salle, des tatouages éphémères portant l’inscription : « p.28 ». Alors si vous aussi, vous voulez savoir ce qui se passe à la page 28 et comment le film rend un hommage musical à l’été qui prend fin, rendez vous au Ciné TNB, à compter du 18 septembre prochain !

portrait-de-la-jeune-fille-en-feu-film

– Benoît

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