Vincent Feuray, un reporter photographe engagé

La rencontre avec son tout premier appareil photographique, Vincent Feuray l’a faite il y a plus de quinze ans dans le Sud-Ouest de la France. A côté, ma rencontre avec lui fait vraiment figure de jeune fille prépubère. J’ai rencontré Vincent il y a maintenant cinq ans, dans le cadre d’un contrat de travail qui se voulait estival… et qui a finalement perduré un moment pour nous deux par la suite !

Passée cette expérience numérique éphémère, Vincent est plus que jamais photographe de reportage sur la ville de Rennes. Il multiplie les collaborations professionnelles avec l’agence Andia, Taranis News ou le Mensuel de Rennes et couvre principalement les événements régionaux, mouvements sociaux et autres manifestations.

La photographie comme passion

Qui es-tu Vincent Feuray ?

Vincent Feuray photographe
Vincent Feuray par @Gaspard Glanz

Je suis Vincent Feuray, j’ai 33 ans et travaille en tant que photographe en Bretagne. Originaire du Bassin d’Arcachon, je connais Rennes et y habite depuis quasiment dix ans maintenant. C’est d’ailleurs la photographie qui m’a amené dans ce coin de France, jusque là inconnu !

« J’ai le sentiment heureux que mon travail est en perpétuelle évolution. »

Parle-nous de ton parcours et de ton activité de photographe

J’ai commencé à m’intéresser  à la photographie vers l’âge de 20 ans et j’ai d’ailleurs immédiatement accroché. Je photographiais tout, tout le temps, partout. Je dois dire que je me suis rapidement pris au jeu…

Arrive ensuite l’année 2006 où, à l’occasion d’une reconversion professionnelle, je décide -la boule au ventre – de quitter mon Sud-Ouest natal pour intégrer une école de photographie à Rennes. Diplôme en poche, je choisis de m’installer en tant que photographe indépendant et arpente l’asphalte Rennais avec pour compagnie fidèle, mon appareil photo.

Depuis cette date, je cumule différentes piges régulières, des projets photographiques personnels sur du long terme, et bien entendu, le petit job alimentaire qui va bien ! Car oui… en choisissant d’orienter mon travail vers la photographie de reportage, j’ai également accepté la précarité qui va avec !

Quels sont tes ambitions et souhaits d’évolution à travers ton métier de photographe ?

Pour le moment, mes ambitions sont assez simples : pouvoir vivre convenablement de la photographie de reportage, continuer à faire le métier que j’aime qui est pour moi un véritable moyen d’expression et enfin, continuer à transmettre mes idées et convictions.

En terme d’évolution, je pense vraiment que mon travail évolue en permanence. Et j’ai comme l’impression de faire de meilleures photos qu’il y a 10 ans…  et souhaite vraiment pouvoir dire la même chose dans 10 ans !

Quelles sont tes références dans ce métier ?

Reportage photo Hong Kong 2168 par Vincent Feuray
Série Hong Kong 2168 @Vincent Feuray

Mes références sont multiples et diversifiées.

Né dans un monde où l’image est reine, je suis influencé à travers mes photographies par énormément de choses, telles que le travail de grands photographes, des films visionnés, des livres lus… D’après moi, l’on se nourrit de toutes ces innombrables choses vues et vécues au fil du temps.

Pour exemple, tous les films de science-fiction regardés dans les années 90 ont évidemment dû influencer mon travail ! Ces mêmes films m’ont probablement amené à réaliser ma série Hong-Kong 2168 à travers laquelle j’ai souhaité mettre en évidence l’urbanisation intensive, la surpopulation ainsi que la perte d’identité culturelle.

Un meilleur souvenir / événement photographique à nous partager ?

C’est vraiment trop difficile de choisir ! Le métier de photographe m’a permis de faire face à énormément de situations différentes et de faire de superbes rencontres.

Chaque photo prise devient sincèrement un excellent souvenir. Je dois avouer que parmi mes meilleurs moments de photographie, j’ai surtout en tête mon reportage 280. Cette série de portraits est le fruit d’un travail effectué dans un squat de migrants à Rennes, où tentaient de (sur)vivre 140 demandeurs d’asile laissés sans solution d’hébergement par le gouvernement.

Reportage photographique 280 par Vincent Feuray
Série photographique 280 @Vincent Feuray

D’un point de vue humain comme photographique, ces moments seront éternellement gravés en moi.

Merci pour cette interview et ta sympathique contribution, Vincent ; ) KEEP GOING !

Vous pouvez retrouver le travail de Vincent Feuray sur son site web et sa page Facebook Vincent Feuray photographe.

 Vincentfeuray.com


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